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L’effet de la crise euro

Les exportations de biens en valeur, hors effets saisonniers, auraient baissé de 1,7% en glissement trimestriel, au 2e trimestre 2012, pâtissant du fléchissement de la demande de certains produits.

Les exportations de biens en valeur, hors effets saisonniers, auraient baissé de 1,7% en glissement trimestriel, au 2e trimestre 2012, pâtissant du fléchissement de la demande de certains produits.

Le 2e trimestre 2012 aurait été marqué par une poursuite du ralentissement de la croissance économique, une progression modérée de la demande mondiale adressée au Maroc et un maintien de la consommation.

Les exportations de biens en valeur, hors effets saisonniers, auraient baissé de 1,7% en glissement trimestriel, au 2e trimestre 2012, pâtissant du fléchissement de la demande de certains produits.
Le ralentissement de l’activité au niveau mondial et la dégradation du climat des affaires en Europe, au deuxième trimestre 2012, se seraient reflétés au niveau de l’évolution de la demande étrangère adressée au Maroc qui n’aurait progressé que de 0,3%, en variation trimestrielle. Pour rappel, « cette dernière a été moins dynamique (+0,4%) que le commerce mondial (+1,3%) au premier trimestre 2012, pénalisée par la situation économique défavorable de la zone euro, dont les importations n’ont progressé que de 0,1% », estime le HCP dans sa dernière note de conjoncture du mois de juillet.
Ainsi, au troisième trimestre 2012, une croissance de 1,3%, en variation trimestrielle, du commerce mondial est prévue sous-tendue, essentiellement, par une légère amélioration des échanges des pays émergents et des importations des Etats-Unis et du Japon. Dans ce contexte externe relativement moins défavorable, la demande mondiale adressée au Maroc devrait progresser, au cours de la même période, à un rythme supérieur à celui enregistré au deuxième trimestre (+1,2% en variation trimestrielle).
Baisse des exportations
Quant aux exportations de biens en valeur, hors effets saisonniers, elles auraient baissé de 1,7% en glissement trimestriel, au deuxième trimestre 2012, pâtissant du fléchissement de la demande pour certains produits, principalement, des biens d’équipement (fils et câbles électriques) et des produits bruts (phosphate brut). A l’inverse, les expéditions des biens de consommation (confection et bonneterie), des produits alimentaires et des composants électroniques se seraient inscrites en hausse. Pour leur part, les importations auraient fléchi, après deux trimestres successifs d’augmentation. Le recul de 4,1% des importations aurait été nourri aussi bien par la diminution des achats énergétiques que hors énergie, à l’exception des produits alimentaires. L’augmentation des acquisitions de ces derniers aurait été soutenue, en particulier, par celles du blé, du sucre et de l’orge. La baisse plus marquée des importations par rapport aux exportations, au deuxième trimestre, se serait traduite par une amélioration du taux de couverture de 1,1 point, pour atteindre 47,7%, et par un allégement du déficit commercial de 6,2%, en variation trimestrielle.
Ralentissement de la croissance nationale
Compte-tenu des indicateurs de conjoncture disponibles à fin juin 2012, le rythme de croissance du PIB aurait légèrement ralenti pour se situer, au deuxième trimestre 2012, à +2,6%, contre +2,8%, un trimestre auparavant. Ce ralentissement aurait été attribuable au repli de 9,8% de la valeur ajoutée agricole. Les activités hors agricoles auraient, à l’inverse, conservé leur orientation favorable, réalisant une hausse de 4,7%, contre 4,6% un trimestre auparavant. Au troisième trimestre, une augmentation de 4,8% de la valeur ajoutée hors agriculture est anticipée. Ainsi, et compte-tenu d’un fléchissement de 8,5% de la valeur ajoutée agricole, la croissance globale se situerait à 2,9%. ◆
La demande intérieure évolue au ralenti
La demande intérieure aurait poursuivi sa tendance haussière, au deuxième trimestre 2012, mais avec un rythme au ralenti par rapport au début de l’année. Au niveau de l’investissement en BTP, les indicateurs disponibles et les pronostics avancés par les professionnels du secteur, dans le cadre de la dernière enquête de conjoncture du HCP, augurent une légère inflexion de la dynamique de la construction par rapport au premier trimestre. Les ventes de ciment ont fléchi de 1,7%, en glissement annuel, après avoir progressé de 21,7% au premier trimestre, alors que l’encours des crédits à l’immobilier s’est accru de 7,5%, à fin mai. Le rythme de croissance de l’investissement en produits industriels aurait également décéléré au deuxième trimestre 2012. Les importations de biens d’équipement industriels auraient progressé de 4,6%, contre +14,6% au premier trimestre, alors que l’encours des crédits à l’équipement aurait crû de 1,5%, à fin mai. Globalement, et après avoir réalisé une hausse de 6,1% au premier trimestre, la croissance de la FBC se serait située à 4,2%, au deuxième trimestre, et s’établirait à 5,6%, au troisième trimestre.

Mohamed Amine Hafidi

02/08/2012

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